Murat Özyaşar

RIRE NOIR

Traduit du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 128 pages.
ISBN : 978-2-9559700-6-5
18 €

Parution : 09/11/2018

Ce ne sont pas les phrases qui ont des significations,
ce sont les significations qui ont des phrases.
C’est parce que certaines significations
sont privées de leur phrase qu’on raconte des histoires...

Les nouvelles de Murat Özyaşar nous entraînent dans un espace jusqu’à récemment peu défriché de la littérature turque, le Sud-Est de la Turquie, et plus particulièrement la ville de Diyarbakır. Menés par une écriture vive, rythmée, tour à tour drôle et poignante et qui se fait l’écho des problématiques de la région, ses personnages nous conduisent à travers cette cité qui fut jadis « Amed la Noire » – en vertu du basalte à la base de son architecture – et qui subit encore aujourd’hui les conséquences d’une guerre plus que trentenaire. Loin du pathos où d’autres tomberaient facilement, Özyaşar raconte, à travers ses personnages et sa langue hybride (un turc « contaminé par le kurde »), le Diyarbakır d’aujourd’hui, un territoire qui, malgré le deuil impossible des tragédies passées, reste animé, envers et contre tout, par une formidable pulsion de vie.

Tout le monde rit derrière son mort.
Rire noir, c’est le nom de cette crise, de ce rire-là.


Murathan Mungan

LES DJINNS DE L'ARGENT

Traduit du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 128 pages.
ISBN : 978-2-9559700-5-8
18 €

Parution : 20/09/2018

En 1997, lorsque paraît en Turquie Les Djinns de l'argent, Murathan Mungan est déjà au faîte de sa carrière. Pour la première fois, il livre au public ces textes qu'il appellera plus tard des "nouvelles autobiographiques" et qu'il parsème de clés pour, d'une part, éclairer certains aspects de son oeuvre à la lumière de sa biographie, mais surtout pour mettre en évidence l'importance de sa ville d'origine et son influence sur son identité d'homme et d'écrivain.

Mardin, ville proche de la frontière syrienne où ont longtemps cohabité Arabes, Kurdes, Arméniens, Ezidis et Assyro-Chaldéens, est cette ville qui l'a fait, lui, cet écrivain qui règne depuis plusieurs décennies sur le paysage littéraire de Turquie. En mêlant l'intime et l'historique au fil des textes qui composent cet essai autobiographique, Mungan lui donne, comme il n'a eu de cesse de le faire dès ses premiers textes poétiques, dramatiques ou de fiction, ses lettres de noblesse.


Seyyidhan Kömürcü

LA TACHE DU MONDE

Poèmes traduits du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 72 pages.
ISBN : 978-2-9559700-4-1
14 €

Parution : 20/09/2018

le chirurgien fit trois points de suture à mon cœur
chaque matin à jeun je crus trois fois que je devais t’oublier 
je descendis de ton front en silence 
et tirai mon couteau face au monde


Murathan Mungan

ALLUMETTES

Microfictions traduites du turc
par les élèves du Lycée St Michel d'Istanbul
sous la direction de Serpil Turan et Sylvain Cavaillès

Broché, 108 pages.
ISBN : 978-2-9559700-3-4
18 €

Les microfictions de Murathan Mungan n'ont rien à envier au plus dense des romans. Chacun de ces très courts récits contient une, voire plusieurs vies, une ou plusieurs expériences qu'il nous est donné d'apercevoir à la faveur d'un craquement d'allumette et de partager le temps de sa consomption. Signaux de fumée ou instantanés pris sur le vif, elles nous interrogent sur ce qui fait une histoire, sur ce qui fait qu'elle nous interpelle et nous investit plus ou moins intensément et pour plus ou moins longtemps, sur le pouvoir du récit et, en nos temps où l'on communique en messages de plus en plus brefs et virtuels, sur l'art même de la fiction.


Murathan Mungan

TAZIYE

Pièce de théâtre traduite du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 72 pages.
ISBN : 978-2-9559700-2-7
13 €

Autour de la dépouille de Bedirhan Agha, présent et passé s’enchevêtrent. De l’enlèvement de Fasla, fille de son rival, à la tenue de son taziye, les épisodes de la vie de ce seigneur kurde, dernière victime en date d’une vendetta millénaire, défilent au gré de leur évocation par les protagonistes jusqu’au procès, suivi de son exécution, de celle que le code de l’honneur désigne comme sa meurtrière, faisant de Taziye une tragédie classique en terres mésopotamiennes.


Cihat Duman

L'ESPACE D'UN ÉLÉPHANT

Poèmes traduits du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 96 pages.
ISBN : 978-2-9559700-1-0
14 €

La poésie de Cihat Duman, où se mêlent joyeusement absurde et hyper-réalisme, prend le pouls d’une Turquie contemporaine où la révolte du parc Gezi se révéla à la fois un tournant et un point de non-retour dans l’avancée de l’autoritarisme. Dans les failles d’une expression avoisinant la folie se lit aussi, et peut-être surtout, la contemporanéité des tragédies vécues par les Kurdes de Turquie.


Mehmet Said Aydın

LE JARDIN MANQUÉ

Poèmes traduits du turc par Sylvain Cavaillès

Broché, 96 pages.
ISBN : 978-2-9559700-0-3
14 €

Les poèmes de Mehmet Said Aydın, poète kurde dont la langue d’écriture est le turc, sont ancrés dans les lieux où il a vécu : Kızıltepe, dans la province de Mardin, à proximité de la frontière syrienne, mais aussi Ankara et Istanbul. Ce Jardin manqué est celui de son enfance dans cette plaine de Mardin, marquée dans les années 1980 et 1990 par les affrontements entre l’état turc et la guérilla kurde. De cette guerre peu de traces dans sa poésie, sinon par l’évocation d’amis ou de maîtres tués par la main de l’état. Mais beaucoup de la culture kurde, notamment de cette langue si longtemps interdite qui refleurit ici, dialoguant avec la langue dominante à travers musique, littérature et poésie. Questionnement au long cours du rapport au monde d’un jeune trentenaire riche de deux cultures qui s’affrontent et se nourrissent mutuellement.